Pourquoi l’expérience collaborateur devient décisive

L’expérience collaborateur représente l’ensemble du parcours vécu par le collaborateur avec l’entreprise, du premier contact (généralement en tant que candidat à un poste) jusqu’à la séparation. Selon le baromètre 2019 de l’expérience collaborateur Parlons RH-GlobePayroll, cette notion est connue dans 81 % des entreprises de plus de 5000 salariés, et considérée comme stratégique pour 62 % du total des répondants. Découvrez les deux raisons majeures qui en font un sujet incontournable pour les DRH.

Pour répondre aux attentes des nouvelles générations de salariés

La notion d’expérience collaborateur est issue d’un parallèle dressé avec l’expérience client. Le principe : porter aux salariés la même attention que celle qu’on souhaite qu’ils accordent aux clients afin d’accroitre leur engagement, leur performance, et finalement la satisfaction des clients de l’entreprise.

Disons-le dès maintenant, l’expérience collaborateur appartient aux RH. D’une part, parce que la moitié des points de contact entre l’entreprise et son collaborateur sont de nature RH ; d’autre part, parce que l’expérience collaborateur est un sujet étroitement lié à presque tous les enjeux et activités RH majeurs comme le recrutement, le management, la formation, la QVT, la marque employeur… Des problématiques qui sont aujourd’hui d’autant plus complexes que les attentes des collaborateurs ont changé.

Les millennials et la Génération Z, notamment, regardent autrement l’entreprise : ils ne veulent pas forcément tout donner à leur carrière, ne se sentent pas liés à vie à un employeur, recherchent un équilibre entre intérêt professionnel et épanouissement personnel.

Plus concrètement, ils ne veulent pas de parcours préétablis, attendre un rendez-vous formel avec le DRH ou l’entretien annuel pour s’exprimer. Rejetant ce formalisme, les nouvelles générations demandent de la réactivité, de la souplesse, de l’échange direct. Ils veulent être acteurs de leur carrière.

Parallèlement, les besoins des managers se sont transformés : le modèle hiérarchique traditionnel est bousculé, les pratiques managériales sont plus horizontales, plus transverses. De nouvelles modalités, comme le télétravail, sont plébiscitées.

Dès lors, il devient urgent de proposer à ces populations une expérience collaborateur qui leur ressemble. Oui, mais avec quel objectif principal ?

Parce que l’expérience collaborateur est un levier de performance

Travailler sur l’expérience collaborateur pour qu’elle réponde à des attentes est une chose, mais encore faut-il bien définir l’objectif clé de la démarche.

Pour certains, l’expérience collaborateur relève du bien-être au travail, de la QVT. Pour d’autres, il s’agit plutôt d’un outil de marketing RH interne visant à améliorer les perceptions qu’ont les salariés de leur employeur. D’autres, enfin, vont être dans  une approche très opérationnelle vis-à-vis du travail des salariés en se posant la question suivante : qu’est-ce qui peut être amélioré dans l’expérience collaborateur pour les rendre plus performants ?

Aucune de ces trois approches n’est mauvaise, mais elles n’ont pas exactement les mêmes bénéfices. Ainsi, améliorer le bien-être au travail peut faire baisser l’absentéisme, susciter de la reconnaissance et donc de l’engagement pour l’employeur. De même, travailler l’image de l’employeur auprès des salariés en s’appuyant sur le marketing accroît le sentiment d’appartenance à l’organisation, la fidélité envers celle-ci, permet de mettre en adéquation les promesses de la marque employeur à destination des candidats et la réalité de l’entreprise…

Mais ne nous mentons pas : si vous voulez aborder l’expérience collaborateur comme une action RH dont le ROI puisse être mesuré, c’est sous le prisme de la performance qu’il vous faut la traiter !

En effet, l’essentiel de l’expérience collaborateur concerne le moment où le salarié travaille, où il exerce son activité dans l’entreprise. Et pour le rendre plus agile, plus efficace, le digital est incontournable.

Les nouvelles générations sont toujours connectées ? En mettant à leur disposition des outils performants et simples à utiliser, vous répondrez à leur demande de modes de collaboration plus riches tout en accroissant leur performance. C’est l’avénement du digital workplace, qui englobe l’ensemble des technologies utilisées par le collaborateur : messageries instantanées, outils de réunion virtuels, applications métiers…

Quant à vos managers, rien de tel que des outils pratiques et engageants pour les aider à piloter le travail en mode projet, au besoin à distance, et suivre les parcours individuels.

Bien entendu le SIRH, élément central de la transformation digitale de l’entreprise, joue un grand rôle dans l’amélioration de l’expérience collaborateur… et celle de la performance de l’entreprise. Un SIRH bien conçu n’apporte pas seulement une accélération et une simplification des processus ; il permet aussi de travailler à partir des données récoltées sur les collaborateurs pour mieux comprendre et connaitre leurs parcours, leurs attentes, mais aussi les points sur lesquels il faut agir pour améliorer leur performance.

Nous avons évoqué ici deux raisons majeures de mettre en place une démarche d’expérience collaborateur, mais le faire peut avoir de nombreux autres bénéfices pour l’entreprise. En termes de marque employeur, notamment, une expérience collaborateur de qualité contribue à attirer les meilleurs talents, à booster leur engagement et à faire d’eux des ambassadeurs de l’organisation. Aujourd’hui, 25 % des acteurs RH ont initialisé ou déployé une démarche d’expérience collaborateur, 9 % ont prévu de le faire en 2019 et 35% y réfléchissent. Et vous, quand comptez-vous franchir le pas ? Parce que nous croyons à l’expérience collaborateur, nous vous donnons rendez-vous dès maintenant pour l’événement GlobePayroll que nous organisons sur ce thème le 23 mai.