Expérience collaborateur : misez sur la formation et la gamification !

Conscient que la révolution numérique a créé de nouvelles attentes chez les collaborateurs, notamment les millennials et la génération Z, vous savez qu’une expérience collaborateur attractive et performante est un atout majeur pour attirer et fidéliser ces talents. Très en pointe en termes de digitalisation et d’innovation, la formation professionnelle est un excellent moyen de commencer à leur donner satisfaction.

Aborder l’expérience collaborateur par l’expérience apprenant

À l’instar de la QVT, l’expérience collaborateur est avant tout un sujet transverse. En d’autres termes, une préoccupation qu’il faut toujours avoir à l’esprit quand on met en place de nouveaux processus RH. À titre d’exemple, vous ne pourriez instaurer un nouveau parcours d’onboarding ou mettre en place un nouveau SIRH sans penser expérience collaborateur.

Dans cet esprit, la formation professionnelle peut apparaitre comme un excellent moyen d’offrir à vos collaborateurs une expérience RH mémorable. D’abord parce que la formation représente un enjeu stratégique à l’heure où  la transformation annoncée de plus de 50% des métiers va vous pousser à investir sur la montée en compétences de vos équipes. De plus, grâce à une vague d’innovation sans précédent dans les formats et les modalités d’apprentissage, la formation professionnelle est devenue le terrain de prédilection de l’innovation digitale en entreprise. Qu’attendez-vous pour en profiter ?

Gamification et digitalisation pour une expérience dynamique

Les nouvelles générations de collaborateurs, à savoir les millennials et la génération Z, ont soif à la fois de digital, de compétences et de collaboratif. Grâce à la créativité des concepteurs de formations, la formation professionnelle peut leur offrir les trois !

En effet les digital natives, perpétuellement connectés à leur smartphone, ne peuvent qu’apprécier des modalités agiles de formation en e-learning, comme le mobile learning. Amateurs de jeux, ils aimeront en retrouver l’excitation et les pratiques en se formant avec des serious games de qualité. De leur côté, les outils de collaborative learning vont répondre à leur besoin de partage, de travail collaboratif.

Parmi les dispositifs digitaux de formation, les serious games occupent une place à part. Aujourd’hui adoptés par tous les groupes du CAC 40 et de nombreuses PME, ils sont devenus le symbole de cette nouvelle « expérience apprenant » qui fait partie de l’expérience collaborateur.

Si Air France, Renault ou BNP Paribas ont fait figure de pionniers il y a quinze ans, tous les secteurs se sont approprié l’outil. Utilisé pendant quatre ans, le jeu Trust de Danone a permis aux apprenants de diriger une division de l’entreprise et d’en développer l’activité. Avec son jeu Play’Inn, Total a formé les 30 000 collaborateurs de sa branche Marketing & Services à la culture de l’innovation, en rendant celle-ci ludique et attractive.

La dimension collective est aussi très présente dans les serious games et ateliers collectifs, ce qui permet de créer du lien entre les participants. L’intégration d’éléments de social learning optimise le partage des connaissances et la transmission de compétences entre personnes d’âge et de statut différent, ce qui renforce la culture d’entreprise au-delà des générations et des services.

Notons aussi l’attention particulière apportée par les concepteurs de serious games au storytelling dans leurs modules. Un bon storytelling permet de capter l’attention et de la maintenir (ce qui est précieux quand on sait que le taux d’attention moyen d’un adulte chute de 80 % au bout de dix minutes). Il met aussi les apprenants dans une posture active, par exemple pour aider le personnage d’un jeu vidéo à trouver la solution d’un problème, et génère ainsi de l’engagement. Il favorise enfin la mémorisation, notre cerveau retenant mieux les faits liés entre eux par un processus narratif que les faits isolés.

L’adaptive learning, ou le Graal de la formation ultra-personnalisée

La personnalisation est, on le sait, le nerf de la guerre dans la qualité d’une expérience digitale. La formation professionnelle est en pointe dans ce domaine, et les nouvelles générations de serious games entendent se donner les moyens d’offrir à chacun, selon son profil, les meilleures conditions d’apprentissage

Si la dimension « challenge » est assurément importante dans les serious games, l’une des difficultés est de ne décourager aucun apprenant, quels que soient son niveau et ses aptitudes. Or, comme le montrent les progrès dans le domaine des neurosciences appliquées à la formation, un mode d’apprentissage adapté pour une personne ne l’est pas forcément pour une autre : certains apprennent mieux en voyant, d’autres en lisant, d’autres en faisant, etc. De la même manière, tous les apprenants ne progressent pas à la même vitesse, ni avec les mêmes motivations.

Ce constat posé, l’adaptative learning apparait comme l’avenir la formation. À la croisée du big data, de l’intelligence artificielle et des neurosciences cognitives, l’adaptive learning propose de personnaliser la formation à la fois en fonction du profil de l’apprenant et des données qu’il génère en participant à un serious game. Sur le même principe que les algorithmes qui proposent des publicités ciblées, le programme analyse tous les comportements de l’apprenant à travers ses réponses, le temps mis à les transmettre, les clics réalisés sur chaque page, etc. Croisés avec son profil digital, ces éléments influencent le déroulement du jeu pour qu’il s’adapte parfaitement à son fonctionnement.

Le développement simultané des neurosciences et de l’intelligence artificielle laisse entrevoir, pour les années à venir, une ultra-personnalisation de l’apprentissage. Le seul frein à cette évolution reste celui des coûts de conception et de production, encore très élevés. Fort heureusement, les solutions disponibles sur le marché vous offrent déjà largement de quoi booster l’expérience apprenant de vos collaborateurs !